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samedi 4 janvier 2025

1. Cognition = computation (calcul)?

 Ici (1a) on explique ce que c'est que la computation et le computationnelisme (cognition = computation). Mais ne  manquez pas de lire 1b pour apprendre les limites et les critiques do computationnelisme.


La machine de Turing (vidéo #1)

La machine de Turing (vidéo #2) (attention: youtube met parfois des pubs de 5 secondes avant la capsule) 

Lectures facultatives supplémentaires: 

En Français:

Steiner, P. (2005). Introduction: cognitivisme et sciences cognitivesLabyrinthe, (20), 13-39.


Cette première semaine vous pouvez faire vos ciélos soit sur le cours que j'ai donné mardi, soit sur ces deux vidéos  (#1 et #2) concernant la machine de Turing. Les textes sont facultatives cette semaine.

DEUX VIDÉOS: 1 janvier puis 2 février

2021: VIDÉO DU Cours 1 26 janvier

  

2021: VIDÉO DU Cours 2 février





PPT 2019:







version langue anglaise :










95 commentaires:

  1. Dans les vidéos, j’ai compris que la machine de Turing est un cadre pour analyser les algorithmes et les problèmes computationnels. Elle est utilisée pour départager ce qui est calculable par un algorithme de ce qui ne l’est pas.

    Dans le cours du 9 janvier, M. Harnad a parlé du lien entre l’intelligence artificielle (IA) et la machine de Turing. Ce que j’ai retenu est que la machine évalue les performances et les limites de l’IA, donc de ses algorithmes. Ceci m’amène à réfléchir sur l’utilité future de la machine de Turing pour évaluer l’IA, qui aura sans doute dépassé les capacités mesurables par cet outil…

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    1. e machine de Turing est un ordinateur. An ordinateur fait le calcul (« computation »). Le calcul est la manipulation des symboles. Les symboles sont des formes arbitraires, comme ‘0’ et ‘1’. Les symboles sont manipulés selon des règles, ce qui s’appelle « un algorithme ». Si l’algorithme est efficace, la machine de Turing qui l’exécute va manipuler les symboles selon les symboles entrants et son état actuel pour éventuellement donner des sorties qui nous sont utiles. Pour voir à quoi ressemble ces manipulations quand la machine de Turing est un humain qui exécute l'algorithme en faisant les manipulations des symboles à main, voici l’algorithme qui calcule les racines des equations quadratiques.

      Ne vous inquétez pas, ISC1000 n'est pas un cours de math ou de calcul!

      La IA viendra plus tard. Ici on veut juste comprendre ce que c'est qu'un algorithme, les symboles, et la manipulation des symboles.

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    1. Bravo Coralie, et maintenant fais une vraie ciélo sur ce que c'est qu'une machine de Turing, un algorithme, un symbole, et le calcul.

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  3. Je crois que si on affirme que “la cognition c’est de la computation” on réduit les processus mentaux complexes à des opérations de calcul. Est-ce qu’on peut décomposer tous les phénomènes cognitifs en séquences d'instructions algorithmiques? Un ordinateur binaire traite une opération à la fois selon les instructions de son programme et écrit sur sa mémoire, mais son opération demande aussi de l’électricité, de l’infrastructure, l’intervention d’opérateurs, bref, l’opération est réductible à ce qui se passe dans la table de transitions seulement de façon théorique, mais en pratique ce n’est jamais seulement ça. Alors je crois que l’affirmation “la cognition c’est de la computation” devrait être nuancée.

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    1. Fredy, bonne question. Mais une autre propriété de la computation (le calcul) est qu'elle est indépendante de son implémentation physique. Le logiciel (l'algorithme) est indépendant du matériel qui l'exécute.

      Il faut, bien sûr, un matériel qui exécute la computation, mais les détails physiques de ce matériel ne font pas partie de la computation elle-même; ils ne sont pas pertinents.

      Si c'est le même algorithme c'est la même computation, peu importe si elle est exécutée par un mac, ou un PC, ou une machine de Turing, ou un humain.

      L'indépendance du logiciel du matériel sera une propriété importante qui va devenir « le périscope de Searle » dans le chapitre 3 où on va discuter la thèse que tu cites (“la cognition c’est de la computation”), ce qui s'appelle le « computationalisme ». Il va s'avérer que le computationalisme est incorrect, ou plutôt incomplet.

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  4. Dans la première vidéo, je crois comprendre que la machine de Turing est une machine capable de d’effectuée des calcules théoriquement à l’infinie pouvant résoudre des problèmes d’algorithmes ou faires des calcules vraisemblablement à l’infinie. Les symboles sur le ruban, des 0 et des 1, me font aussi penser à une version primitive du binaire utilisé dans les ordinateurs modernes. La machine de Turing utilise une table de transition aussi composée de 0 et de 1 et selon ce que la tête de lecture voit sur le ruban (un 0 ou un 1), la machine de Turing se déplace à gauche ou à droite sur une autre case du ruban.

    Il semble que dans la machine de Turing les 0 et les 1 sont utilisés comme dans le système binaire, exemple 0000 = 0, 0001 =2 et 0010 = 3 et ainsi de suite.

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    1. Geoffroy, la TM est en effet le précurseur et le modèle de l'ordinateur et en effet la formalisation de c'est que le calcul. La forme qu'on choisit pour les symboles à manipuler est arbitraire.

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  5. Thi Thanh:
    "La machine Turing est un modèle théorique de calcul pour démontrer ce qui peut être calculé. Cette machine possède trois éléments : un ruban, une tête de lecture et une table de transition. La lecture du ruban va activer la tête de lecture et la table de transition selon les algorithmes imposées par le programme.
    La thèse de Church/Turing nous explique que pour chaque problème mathématique réglé par algorithme, il existe une machine Turing qui peut résoudre ce problème. Donc, tout ce qui est calculable est calculable par une machine Turing. Ceci a permis de définir la notion de la calculabilité. De plus, cela à démontrer qu’un « algorithme » est une table de transition dans la machine de Turing."

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    1. Thi Thanh, C'est correct. Et ce que fait une machine de Turing, essentiellement, est de manipuler les symboles de forme arbitraire, comme X ou *, d'après des règles (ça c'est l'algorithme). Quand un humain fait les manipulations, c'est la même chose. La thèse faible de Church/Turing est que tout ce qui peut se faire un mathématicien humain lorsqu'il fait un calcul peut se faire par une machine de Turing, et vice versa. (Ce qui la thèse forte de Church/Turing on apprendra bientôt. À deviner ce qu'elle est maintenant...)

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  6. Thi Thanh:
    "La machine universelle est capable de résoudre un problème mathématique car, elle permet d’incorporer les calculs de la machine de Turing et d’autres fonctions à exécuter grâce à son registre (ruban), à sa configuration (tête de lecture), à son cycle (instruction d’une cellule à une autre) et à son programme (table de transition)."

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    1. Thi Thanh, La MT universelle est le précurseur d'ordinateur. Une MT particulière n'exécute qu'un logiciel (algorithme). La MT peut exécuter n'importe quel.

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  7. **SVP, soyez collaboratif. Ceux qui réussisse à afficher leurs ciélos, soyez gentil et aider ceux qui ne réussissent pas. Je ne peux pas afficher à leur place, comme je viens quand-même de fair pour Thi Thanh.

    Ici, comme dans le contenu du cours, partagez vos connaissances**.

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  8. Cielo #1, sur le cours précédent.
    Réflexion sur la notion de catégorisation; sur la notion que l’on catégorise en fonction de ce que l’on fait avec les choses.
    Retour sur l’image de l’île et des champignons. Création de deux catégories, comestibles et non comestibles/je peux manger ça, je ne peux pas manger ça. Recognition de couleurs, de formes, de textures particulières. Il y a l’idée que nous ne reconnaissons pas les attributs spécifiques d’un objet, mais en avons une recognition générale. En fait, c’est comme si nous pouvons reconnaitre les attributs d’un objet automatiquement sans savoir ce que nous avons reconnus. Une forme de saisi générale. Exemple d’Aristote : Nous pouvons catégoriser un objet comme étant homme avant de déterminer qu’elles sont les critères nécessaires pour être hommes ou, qu’elles sont les caractéristiques partagées par tout homme.

    Petite xp de pensée : si je m’imagine homme préhistorique, je me vois mal en train de me dire : Ah! Voici mon partenaire humain, il est homme! Mais, je me vois très bien être capable de différencier homme de tigre à dent de sable par exemple… Ça se fait tout seul. Alors c’est quoi de catégoriser je me demande? Il y a l’idée d’être capable de distinguer entre des choses. La vision permet de faire ça. Ou le système perceptif combiné avec la récréation d’image dans le cerveau ou je ne sais pas quoi car, je ne sais pas ce que je dis haha! Mais bon.
    Est-ce convenable comme cielo? J’aimerais raffiner mes pensées au travers du cours, avoir des mots plus précis.

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    1. Antoine, retourne à l'isle. T'as faim. Plein de champignons de toutes couleurs et formes, mais tu ne sais pas ce qui est mangeable/toxique. Tu gouttes un tout petit bout d'un champignon puis tu attends 1-2 heures, gardant le champignon en main. Pas de vomissements. C'était mangeable. Donc tu manges le reste de ce champignon.

      Le lendemain t'as encore faim et il y a encore les champignons partout. Mais celui que tu as mangé hier, il n'est plus là, parce que tu l'as mangé.

      Et ensuite quoi?

      (On ne parle pas d"objets individuels quand on parle de la catégorisation. On parle des sortes (= catégories) d'objets, celles qui sont mangeable, et les attributs qui les distinguent de celles qui sont toxiques.)

      Alors quoi?

      (La catégorisation, on y arrivera en semaine semaine 6; mais si tu as des idées sérieuses, je t'invite à les exprimer. 50 à 100 mots max.)

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  9. Le commentaire vient de l'étudiante Placide, Claude Bisseth :
    Dans les vidéos sur la machine de Turing, j’ai compris que la machine de Turing est une machine abstraite qui a 3 composantes : un ruban, une tête de lecture et une table de transition (qui prend la forme (e,a)-(e’,a’). En effet, la machine de Turing a une incrémentation dont la tête de lecture ne change pas d’état mais se déplace juste. La machine de Turing résous chaque problème ayant un algorithme, elle est représentée par sa table de transition qui quant à elle utilise le langage binaire ; qui est aussi un moyen de formaliser les algorithmes. Donc, la machine de Turing permet de résoudre tout calcul.

    Andréane : Nous avons passé 45 minutes sur zoom ensemble et nous n'arrivons pas à régler son problème de connexion au blog...

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    1. (Merci Andréanne!)

      Claude, je répondrai, mais il faut résoudre le problème de ce qui t'empêche d'afficher de toi-même. Thi Thanh a enfin réussi à identifier et corriger son empêchement; consulte avec elle, et avec d'autres qui ont réussi, pour voir ce que tu fais de travers, ou ce quene fais pas correctement.

      (Et stp toujours lire les autres commentaires et répliques qui précèdent ton commentaire pour éviter la duplication.)

      La machine de Turing est la formalisation de ce que font les humains, ainsi que les ordinateurs, lorsqu'ils exécutent, étape par étape, les règles (algorithmes) à manipuler les symboles (objets de forme arbitraire).

      Un algorithme, c'est une recette, comme pour faire un gâteau (végane): ça indique comment manipuler les ingrédients, et dans quel ordre il faut le faire. Ce qui exécute la recette (que ce soit un humain ou une imprimante 3D ou un ordi) ne nécessite pas comprendre de quoi il s'agit. Il doit juste suivre la recette (exactement comme suivre la règle que nous avons tous appris, souvent sans la comprendre, pour trouver les racines d'une equation quadratique (aX**2 + bX + c = 0), étape par étape, sans rien comprendre. https://youtu.be/BzHPQCipLdg

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  10. Après avoir regardé la vidéo je pense avoir compris de la machine de Turing est un modèle de calcul théorique. Il s'agit d'un appareil virtuel qui utilise un algorithme (un ensemble d'instructions) pour effectuer des calculs symboliques sur des symboles. Le calcul de Turing est un concept fondamental de l'informatique théorique et constitue la base de la compréhension de la calculabilité et de la complexité des algorithmes. Il est utilisé pour distinguer ce qu’un algorithme peut calculer et ce qu’il ne peut pas calculer, mais je suis quand même pas certaine d'avoir compris à 100% le tout.


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    1. Tanya, c'est correct, mais stp, avant d'afficher ton commentaire, lis toujours les autres commentaires ainsi que les répliques qui ont déjà paru sur le fil de la même semaine, pour ne pas répéter ce qui a déjà été dit, mais pour batir là-dessus.

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  11. (prise 2)

    L’esprit humain est un système (d’inférence) de traitement de l’information, tout comme l’ordinateur. L’information élimine certaines possibilités (machine à sandwich) et permet ainsi de réduire l’incertitude.

    Le calcul de cette incertitude passe notamment par la catégorisation. Faire la bonne chose avec la bonne sorte de chose. (ex : trouver attributs des champignons comestibles.)

    Le problème facile représente les choses qu’on sait faire. (ex : parler, l’attention, l’apprentissage, mémoire, reconnaissance, etc.). Ce sont des choses observables. Le problème difficile ou du ressenti est qu’il ne s’observe que par la personne qui ressent. Comme il n’est pas observable, il pose problème pour la science.

    La théorie du doute de Descartes donne 2 vérités « fermes »/formelles : les symboles, (les mathématiques (le calcul) qui sont vraies sous peine de contradiction). Et le ressenti (car, il est athéorique.)

    La computation se retrouve selon moi dans les calculs qui se déroulent dans la tête et qui représentent le 1er outil vers une explication causale de la cognition. (Peut-être est-ce là que se trouve sa puissance avec la certitude dont parle Descartes concernant les mathématiques.)

    Elle est cette manipulation de symboles par un algorithme sous le même principe que la MT.(symbole arbitraire, tête de lecture, table de transition.) Cette dernière donne un mécanisme causal : « tout ce qui est calculable, est calculable par une machine de Turing. » La portée de la computation se résume, selon moi, à une approche au problème facile.

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    1. Valérie, bon résumé. Mais la raison pour laquelle le ressenti est certaine n'est pas qu'elle est athéorique! Pourquoi est-ce qu'on peut pas remettre en doute les fait qu'on ressent lorsqu'on ressent! Quand j'ai mal aux dents, mon dentiste peut nier qu'il y a quelque chose qui ne va pas avec mes dents, mais il ne peut pas nier que je ressens ce qui ressemble à un mal de dents.

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    2. Mon erreur. Merci de me reprendre. J'apprends encore plus. J'ai maladroitement présumé le sens du mot athéorique. J'y voyais l'absence d'une possible théorie (ex: théorie de la gravitation) puisqu'on ne peut pas douter du ressenti. "Je ressens donc ça se ressent." J'aurais sans doute besoin d'une précision sur la définition exacte du terme (pour quelqu'un qui n'est pas en psychologie.)

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    3. Une théorie scientifique (ou pratique) fait partie des maintes vérités qui sont probablement vraies, selon toutes les preuves (les observations, les épreuves, les expériences) à ce jour, mais pas certaines.

      Toutes les vérités scientifiques et quotidiennes restent comme ça : probables, confirmées par les données, mais sans « garantie ». Il n’y pas de certitude en science; mais la science ne nécessite pas la certitude; la probabilité d’après les données disponibles jusqu’ici suffit.

      Ce n’est que la mathématique (le calcul formel) qui peut fournir des garanties formelles que si « X » n’était pas vrai ça mènerait formellement, donc nécessairement, à la contradiction que « X est vrai et X n’est pas vrai », ce qui est une contradiction logique, ce qui est impossible et absurde.

      Le Cogito de Descartes -- « Je pense donc j'existe » -- ne fait que remarquer que quand on ressent quelque chose, on ne peut pas douter qu’on ressent ce qu’on est en train de ressentir : que ça ressemble à ce que ça ressemble est certain.

      Puisque ceci n’est pas un cours de philosophie, on ne traite pas l’ontologie – « Est-ce que le ‘JE’ existe ? ».

      Les sciences cognitives se limitent, humblement, à essayer d'expliquer (« rétro-ingénierier » de manière causale) (1) comment et pourquoi les organismes pensants peuvent FAIRE ce qu'ils sont capable de faire (leurs compétences cognitives, autrement dit « Le Problème Facile ») et (2) comment et pourquoi les organismes sentients peuvent RESSENTIR, autrement dit « Le Problème Difficile »).

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    4. Merci pour l'explication. C'est comme ça que je l'avais compris. Le ressenti n'est pas une théorie (quelque chose de probable) mais quelque chose de "certain". Je m'excuse d'insister mais, je me demande alors, quel sens a le mot athéorique?

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    5. Valérie, comme j'ai dit, ton résumé est bon! Si par « athéorique » tu voulais dire « certain », tu avais raison. Normalement « athéorique » veut dire « ne pas basé sur une théorie ».

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    6. Merci pour la précision. Je croyais avoir mal compris un élément essentiel.

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  12. La machine de Turing est donc une machine qui, dans sa forme abstraite, utilise une table de transition, une tête de lecture et un ruban sur lequel des états peuvent être écrits afin d'effectuer, en théorie, tous calculs possibles et résoudre tous les problèmes que nous pouvons traduire en série d'états et en algorithme. L'être humaine pourrait donc être comme une sorte de machine de Turing complexe qui, avec les entrées des données sensibles, donne des sorties selon des étapes prédéterminées. Cette conception de l'être humain remet cependant en question la notion de libre arbitre. Puisque les sorties sont entièrement dépendantes des entrées, la cognition humaine se réduit à à l'état physique des neurones du cerveau qui meuvent l'être humain selon les lois de la physique et leur disposition, immuable par l'esprit seul. Pour les mêmes données sensibles, nous aurions toujours le même comportement apparent, sans exceptions.

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    1. Édouard, le « libre arbitre » est lié avec le « problème difficile », qui est d'expliquer, causalement, notre capacité à ressentir, pas avec le « problème facile » qui est d'expliquer, causalement, nos capacités à agir. (Cette question va revenir vers la fin du cour. Pour le moment le défi est de bien saisir ce que c'est que le calcul -- il est la manipulation des symboles d'après les règles, peu importe si elle se fait par un humain ou un ordinateur,.

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  13. Ce que j’ai compris de la machine de Turing est qu’elle effectue des opérations de calcul, tout en suivant un algorithme dicté par une table de transition, ce qui permet à la tête de lecture de se déplacer sur le ruban selon certaines règles. De plus, une machine de Turing peut exister pour différent types de problème ayant un algorithme. Pour la machine universelle, J’ai cru comprendre que c’est une combinaison du fonctionnement de la machine de Turing, lorsque qu’une incrémentation se produit, en plus du nombre « n ». Alors, La machine universelle aussi peut résoudre un problème, si un algorithme existe pour résoudre ce problème. Elle va, donc, pouvoir effectuer des tâches en fonction de l’analyse des données qui lui sont présentées. Ce processus me fait un peu penser au fonctionnement de base de notre corps qui est la transcription d’ADN en ARNm. Notre ADN fait une sorte de codage grâce aux protéines pour créer une gêne similaire qui peut, par exemple, combattre une maladie.

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    1. Alexia, une machine de Turing peut exécuter un algorithme (une recette pour manipuler les symboles). Une machine de Turing universelle (un ordinateur) peut exécuter n'importe quel algorithme.

      Mais il ne faut pas confondre un objet (comme un glaçon) qui peut être décrit (formellement, symboliquement) par l’exécution d’un algorithme (donc, par une machine de Turing) avec le glaçon. Ça serait un peu comme confondre un objet avec sa description verbale.

      Stp, lève cette question en classe si ce n’est pas clair. Ça va revenir lorsqu’on parlera de la modélisation informatique ou la simulation informatique ainsi que de la « réalité virtuelle ».

      Le fait qu’il y a une équivalence formelle entre tout objet physique et une machine de Turing exécutant un algorithme ne veut pas dire que les objets physiques sont des machines de Turing exécutant un algorithme!

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  14. Enzo, c'est quoi le problème de la conscience?

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  15. Ce que j'ai cru comprendre, le problème de la conscience est d'expliquer la raison pour laquelle j'ai un ressenti, pourquoi je suis conscient de mon expérience subjective.
    Est-ce que j'ai bien compris ?

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  16. Cielo pour le cours du 9 janvier :
    J’ai trouvé que l’idée du frère cadet/de la sœur cadette me rappelait de l’exemple venant de l’anglais « Explain like I’m five ». Dans ce dernier, c’est d’expliquer un sujet à un tierce membre d’une façon qu’un enfant pourrait comprendre. Ce qui fait contraste avec ce que j’ai appris à faire durant mes études où il a fallu souvent que je sur-explique ma pensée sur certains sujets au lieu de faire simple. Dans un sens, je trouve le fait de pouvoir vulgariser un concept est un atout qui démontre une forte compréhension de la matière vue.

    Cielo au sujet de la machine de Turing :
    À propos « de la machine de Turing », je trouve que la thèse de Church-Turing est fascinante. Le fait d’être capable d’utiliser une machine de Turing(spécifique) pour accomplir/réaliser n’importe quel algorithme est quelque chose de spectaculaire. Pour la machine universelle, si je comprends bien, c’est le stade dans lequel nous avons seulement à entrer des données quelconques et lui faire réaliser n’importe quel calcul. Les données étant un programme qui peut simuler tout ce qu’on désir. Comme exemple, on peut utiliser un ordinateur moderne qui peut utiliser un programme de traitement de texte qui est final qu’un algorithme énorme qu’une machine de Turing pourrait décoder, mais cela en un plus grand lapse de temps.

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    1. D'abord, merci, Alexandre, je ne connaissais pas cette expression.

      La distinction entre la MT et la MT universelle a été traitée dans une autre réplique. (Faut toujours lire le autres répliques avant d'afficher...)

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  17. M-P, une simulation informatique d'un glaçon n'est pas un glaçon. Les symboles ne sont pas subjectifs. Ils sont des formes arbitraires, comme 0 et 1, ou « glaçon et façon», ou « oui et non ». Ces symboles sont manipulés par la MT suivant des règles de manipulation (un algorithme). Et ils sont interprétables par les humains comme signifiant les attributs des glaçons. Si l’algorithme est suffisamment exact, l’interprétation est exacte. Les symboles correspondent exactement aux attributs d’un glaçon. Mais les symboles ne sont pas froids. L’interprétation des symboles est dans la tête de l’interprète, tout comme l’interprétation des mots que je viens d’écrire sont dans la tête du lecteur de ces mots.

    Observation encore plus avancée : Les symboles ne sont pas froids, mais si l’algorithme est suffisamment exacte, les sorties de la MT peuvent être envoyé à un autre appareil, un appareil de la « réalité virtuelle» -- pas une MT – qui génère des stimuli physique aux lunettes et aux gants que portent un utilisateur humain, lunettes créant l’illusion de voir un glaçon carré qui fond, et les gants créant l’illusion que le glaçon est froid et qu’il fond.

    Quand on dit que quelque chose est « subjectif » on utilise un mot de fouine (ou on mot-belette = ‘weasel-word’) pour le ressenti : Voir une vidéo ou lire un roman produit des sensations qui ressemblent à quelque-chose.

    Les détails deviendront plus clairs lorsqu’on avancera plus loin dans le cours. Mais pour comprendre ce que c’est que le calcul (la computation de Turing) et ce que c’est et ce que fait une MT, il faut déjà les mentionner dès le départ.

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  18. [J'avais effacé par inadvertence la ciélo de M-T qui disait « « Pour valider ma compréhension, dans le cas du glaçon, les paramètres calculables de celui-ci peuvent être représentés par des symboles (par exemple, le temps de gel dépend de la quantité d'eau, la température ambiante...), donc peut être calculée par une machine de Turing. La description du glaçon et l'information qu'on souhaite observer n'existent que dans l’imaginaire des individus, donc ils sont symboliques (subjectifs?). »

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  19. Enso, expliquer « la conscience » (= le ressenti, la sentience) est le « problème difficile » des sciences cognitives. Ce cours s'occupera surtout du « problème facile » des sciences cognitives. C'est quoi ce problème facile?

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  20. Il me semble que le problème facile serait d'expliquer comment X fait ce qu'il fait. Une explication causale. Être capable de déterminer comment X fonctionne.

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  21. Les vidéos fournies offrent une perspective intéressante sur le test de Turing, un concept central dans le domaine de l'intelligence artificielle. La première explore les fondements du test de Turing, soulignant son objectif de déterminer si une machine peut imiter avec succès le comportement humain au point où un observateur ne peut pas distinguer entre les deux. Cependant, la vidéo souligne également les limites du test, mettant en lumière des critiques légitimes telles que la prévisibilité des réponses et le fait que la compréhension réelle de la conscience demeure insaisissable. La seconde vidéo élargit cette discussion en abordant les implications éthiques du test de Turing. Elle soulève des questions cruciales sur la responsabilité des créateurs d'IA en cas de comportement déviant et met en garde contre une confiance excessive dans la capacité des machines à reproduire fidèlement l'intelligence humaine. Je viens alors a me demander si le test de turing est le meilleur moyen de "mesurer" l'intelligence d'une IA.

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    1. Andy, c'est quelles vidéos que tu as visionnées? Ce que tu racontes ressemble à ce qu'on traite la semaine prochaine (le test de Turing). Cette semaine il s'agit de la machine de Turing, et la nature du calcul (la computation). C'est quoi, la computation? Et est-ce ce que fait notre cerveau?

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  22. C'est ça, la différence entre expliquer la capacité à faire et la capacité à ressentir.

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  23. La machine de Turing, c'est un peu comme jouer avec les limites de notre cerveau, mais version papier et crayon. C'est comme si on se demandait : "Est-ce que tout ce que je peux penser, une machine pourrait le faire aussi?" Ça secoue un peu nos idées sur ce qui rend notre façon de penser unique, tout en nous montrant que tout ce qui semble super complexe dans nos têtes peut être décomposé en règles simples. Ça fait réfléchir sur ce qui rend vraiment "intelligent" quelque chose .... est-ce juste une question de règles bien jouées?

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    1. Audrey, stp lis les autres ciélos et répliques aussi,

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  24. VINCENT PAPIS TAYE16 janvier 2024 à 16 h 33
    Bonjour M. Harnard et cher.e.s participant.e.s de ISC1000.

    Je pense que ceux qui ne parviennent pas à poster des commentaires sont ceux qui utilisent des navigateurs autres que GOOGLE CHROME. Il faut aussi que le navigateur soit connecté avec le même identifiant que celui du Blog.

    J’ai choisi ce cours après la première séance. Je ne suis pas encore dans le bain. Mon commentaire portera donc exclusivement sur les vidéos #1 et #2.

    Après premières lectures des vidéos, j’ai commencé à remettre mon choix de ce cours en question. Heureusement que je suis tombé suyr le commentaire de M. Harnard ’’Ne vous inquiétez pas, ISC1000 n'est pas un cours de maths ou de calculs!’’ Je voulais déjà fuir, LOL.

    Mon commentaire rejoint celui de @Fredy Lopez, j’aurais fait la même remarque si ce n’était déjà fait. Après avoir pris bonne note de la réponse de M. Harnard à son commentaire, je me passerai momentanément de ce commentaire en attendant le troisième chapitre.

    Puisque je suis dans un autre programme, ces deux vidéos m’ont introduit à un tout nouveau concept à savoir ’’La machine de Turing’’.
    Vu que cette machine de Turing a vu jour en 1936, je me suis donc intéressé à comment les calculs étaient faits avant l’avènement de cette machine. La question que je me pose est sur quel concept étaient donc inspirées la configuration et la programmation des premières Horloges qui sont plus anciennes que la machine de Turing.

    Je ne parviens pas à établir la pertinence de la relation entre la machine de Turing et la cognition. (Je m’attendais plus à des thèmes qui touchent le fonctionnement cérébral, système nerveux etc)
    Qu’attendez-vous de la part d’un étudiant après qu’il ait visionné ces vidéos?

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    1. Je me demande aussi si cette machine de Turing n’est pas juste un axe de programmation.

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    2. Vincent, la machine de Turing fait ce que les humains font lorsqu'ils font le calcul à main. Le calcul est très fort. (C'est quoi la thèse de Church/Turing faible et forte?) Ça laisse penser que c'est ça ce que fait notre cerveau lorsqu'on pense. L'hpothèse que c'est le cas s'appelle la « computationalisme ». C'est quoi, cette thèse? Est-elle vraie ou fausse? Pourquoi?

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  25. À partir des vidéos, voici ma compréhension de ce que c’est une machine de Turing.

    C’est à la base les décomposantes de calculs en systèmes binaires et séquentiels. Il est composé d’un ruban sur lequel les calculs sont effectués et décortiqués en cases, ainsi que où l’information reste stockée. Par dessus ces cases, on à des têtes de lecture qui souligne leurs états. De plus, on a besoin d’un tableau de transition qui décrit le symbole lu par la tête de lecture et son état, ce qui doit être produit, dans quel état il doit passer pour y arriver et de quel bord il se déplace. Cette table de transition est l’algorithme du programme. Tous ce qui a un algorithme est calculable.

    Le calcul est essentiellement tout ce qui peut être effectuer intuitivement à partir des données initiales et un outcome. Ceci est la base de la machine de Turing.

    De là, ça devient plus complexe avec la machine de Turing universelle, qui fait en sorte que non seulement toute calcul peut être simulé par sa propre machine Turing, mais toute machine Turing (automatic abstrait) peut être simuler par une machine Turing universelle. Dans ceci, nous voyons les tables de transitions encodées par des s’y volés limités et une variétés de symboles de séparation, ainsi qu’une série d’aller-retours avec les têtes de lectures pour éventuellement changé l’encodage des deux bords du rubans. Ceci serait des séries de manipulations manuelles.

    La question que je me pose est: à quel point est-ce que ces manipulations manuelles d’aller-retour devient une programmation automatiquement effectuée par une machine de Turing universelle? Quelle est vraiment la programmation et comment peut-elle être défini? Sûrement la machine de Turing est à la base de la programmation mais est-ce qu’elle est une programmation elle-même?

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    1. Samara, le calcul (la computation) était défini dans le deuxième cours (Semaine 1). Va revoir les PPTs de la Semaine 1 et tu verras ce que c'est que le calcul: la manipulation des symboles selon les recettes. L'ordinateur (la MT universelle) exécute la recette automatiquement.

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  26. L'idée que la cognition égale la computation me mène à deux opinions différentes.
    D'un bord, je trouve que l'idée qu'on peut essentiellement décortiquer nos pensées à une base algorithmique semble ignorée la complexité et l'individualité de nos idées et l'information que nous avons stocker dans nos cerveaux.
    De l'autre bord, la machine Turing est vraiment que la version simplistique de la computation et donc il faut croire qu'il y a une méthode de computation qui mimique la complexité de notre cognition.

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    1. Samara, selon le computationalisme, la cognition n'est que de la computation (manipulation des symboles suivant une recette).

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  27. Dans la vidéo introduction a la calculabilité de la machine de Turing, il nous y est expliqué que cette machine est l’ancêtre des ordinateurs modernes. Ces premières machines ont été confectionnée de sorte qu’il faut dans un premier temps établir un algorithme pour que la machine décode et effectue un calcul. La machine de Turing comprend trois éléments; le ruban, la tête de lecture et la table de transition. Selon la thèse Church et Turing, n’importe quel calcul peut être résolu par une machine de Turing. A ce jour, cette thèse n’a pas été contredite. Les ordinateurs d’aujourd’hui possèdent plus de rapidité et moins d’étapes, il reste que la réponse à un calcul spécifique sera le même d’une machine de Turing et d’un ordinateur moderne.

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    1. Laurence, bon résumé. Ça c'est le calcul. Maintenant, est-ce que la cognition n'est que ça?

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  28. Comment la comparaison entre le fonctionnement de la machine de Turing et le cerveau humain pourrait-elle nous aider à mieux comprendre les processus mentaux et les fonctions cognitives, je ne suis pas sure de comprendre c'est quoi la pertinence de poser cette ''prémisse''.

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    1. Je crois que c'est dans le processus du traitement de l'information. ex: pour trouver le nom du prof de 3e année. Tu élimines des possibilités pour réduire l'incertitude et arriver à une réponse. Tu manipules des "données" (noms, symboles) suivant une recette (énumération, élimination) pour arriver à trouver une réponse comme le ferait la machine. (C'est juste une hypothèse. Je dis pas que je suis certaine de ce que j'affirme.)

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    2. C'est vrm intuitif comme hypothèse pcq t'as intégré la fonction de chq mécanisme, c'est vrm bien pensé

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    3. reste à savoir si c'est juste, haha!

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    4. Oui, Valérie l'a bien résumé. Et dans les semaines qui viennent, on apprendra si c'est vrai ou faux. Mais pour le moment, concentrons sur la grande quantité de choses qu'on peut réaliser avec le calcul.

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    5. Valérie, bon résumé du calcul, mais est-ce que la cognition n'est que ça?

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    6. Le calcul est une approche au problème facile. Cela n'explique pas comment et pourquoi on ressent.

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  29. La machine de Turing, comme précédemment expliqué par la majorité de mes collègues, est en fait un ordinateur qui fait les calculs. Elle est constituée de symboles, de tables de transition et d'ensemble d'état dont une lecture sera faite pour ainsi ''calculer''.
    Ma première question est : Est-ce qu'il est juste d'affirmer que l'algorithme = le processus de calculabilité dans la machine de Turing ? Car, de ce que j'ai compris, l'algorithme est la ''solution'' à un problème qui existe dans la machine de Turing. (difficile de verbaliser mes pensées en texte, j'espère me faire comprendre...)

    Je fais un lien avec le cours du 16 janvier (sem1). Nous avons parler que le problème facile des sciences cognitives est pourquoi et comment X s'y prend pour réaliser Y et que le problème difficile est pourquoi et comment on expérimente le ressenti. Personnellement je suis en mesure de lier le problème facile avec la machine de Turing car ils fonctionnent de la même façon, c'est-à-dire en ''computant'' des symboles selon l'algorithme. Il s'agit de fonctionnement régulé et qui suit une trajectoire précise.

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    1. Ariane, le calcul est la manipulation des symboles d'après les règles formelles. Est-ce que tous ce que peuvent les êtres pensants, les cogniseurs, peut se faire par le calcul?

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  30. Suite au cours d’hier, j’ai compris que la computation (calcul) est la manipulation de symboles arbitraires suivant des règles (algorithmes) qui portent sur la forme des symboles et non sur le sens. Cela est indépendant du matériel (peut être exécutée par un humain ou une machine.) Si la recette (ex : les ingrédients, les étapes dans l’ordre) est bonne (algorithme) alors cela peut apporter une solution. L’algorithme est une règle formelle. Ce n’est pas une interprétation mais peut porter le poids d’une interprétation. La MT explique et simplifie ce que les règles formelles font.

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    1. Valérie, encore un bon résumé. Est-ce que la cognition n'est que ça? Que sont les raisons de croire ça et les raisons de douter ça?

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    2. Penser que la cognition n’est que de la computation serait incorrect. Le calcul permet une approche pour comprendre les choses qu'on sait faire, ce qui est observable (problème facile). On cherche une explication causale (ex : rétro-ingénierie.)

      La raison d’en douter est que cela n’explique pas comment et pourquoi on ressent. (problème difficile.) Si on a expliqué tout ce qu’on peut faire, alors pourquoi ressent-on? Cet aspect fait partie de la cognition et je crois qu’on ne peut pas l’écarter peut-être parce qu’il s’agit d’une vérité formelle. (Descartes.)

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    3. La thèse faible de Church/Turing c’est ce que font les mathématiques (calcul). La thèse forte, (et la prétention du computationisme) est que pour tout ce qui existe dans l’univers, il existe un algorithme (recette) qui peut simuler et fournir une explication formelle, symboliquement.

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    4. Valérie, le computationisme est l'hypothèse que la cognition n'est que du calcul. La thèse forte de Church/Turing est qu'on peut modéliser (presque) tout ce qu'il y dans l'univers avec le calcul. Ça ne veut pas dire que tout ce qu'il y a dans l'univers n'est que du calcul. C'est quoi, le calcul? C'est quoi de modéliser quelque-chose avec le calcul. (Tout ce qu'il y a peut également être décrit par des mots, mais ça ne veut pas dire que tout ce qu'il y a n'est que des mots.)

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    5. Je dirais que le calcul est un mécanisme causal (moyen pour traiter l’information). Par cet outil, on tente de trouver une explication causale de la cognition. C’est la manipulation de symboles suivant une recette (algorithme).

      Je crois que modéliser quelque chose, c’est donner les règles et les symboles pour qu’une machine puisse réaliser le traitement de l’information. Ce n’est qu’une information. « L’objet » n’existe pas réellement ou « physiquement. » Cette information est interprétable (pour réduire l’incertitude) mais cette capacité d’interprétation n’est pas dans le calcul mais dans la tête de l’interprète.

      La machine universelle ne l’est que formellement. Elle n’inclut pas toutes les propriétés parce que la simulation/modélisation ne fournit pas tous les éléments/données. C’est une équivalence formelle sans capacité de performance équivalente car celle-ci doit (s’incarner, s’éprouver) dans le monde réel.

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    6. Valérie, bon résumé, mais « l'information » c'est ce qui réduit l'incertitude. Le calcul c'est la manipulation des symboles. « Le traitement de l'information » c'est un terme de fouine, un oeuf vide, sans sens (mais très populaire!). Et il ne faut pas confondre la Machine de Turing Universelle (l'ordinateur) avec la thèse forte de Church/Turing (c'est quoi?).

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    7. La thèse forte est qu'à peu près tout dans l'univers peut être modéliser avec la manipulation de symboles arbitraires suivant des règles.

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  31. D’après ce que j’ai compris le test de Turing est conçu afin de savoir si un ordinateur (intelligence artificielle) à la capacité de raisonner comme un être humain, et aussi la capacité de convaincre l`être humain après un clavardage qu’il est comme lui.
    Concernant la machine de Turing, je peux dire que c’est une machine intelligente programmée à faire des calculs selon des formules basées sur des symboles et numéros qu’on doit bien saisir à la lettre afin d’obtenir un résultat.


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    1. Mounira, pour les détails sur le test de Turing, il faut lire les lectures de la Semaine 2.

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  32. Bonjour, voici mes deux ciélos pour le cours du 16 janvier. Ils sont remis en retard, car je me suis inscrite au cours après la séance du 16.

    Je ne comprends pas pourquoi des savants ont pu proposer la théorie de l’homoncule pour expliquer des phénomènes cognitifs. Je trouve cela étrange que des scientifiques ont pu considérer la possibilité qu’il y ait un homme miniature dans la tête de chaque personne qui voit comme sur un écran de télévision ce que les yeux de la personne captent. Bien que la cognition me semble être un sujet difficile à étudier, je ne saisis vraiment pas comment des savants s’en sont résolus à proposer une théorie qui semble aussi farfelue que l’homoncule.

    Concernant la théorie de Church-Turing, c’est très impressionnant de penser que pour tout problème il y a une machine de Turing qui peut le résoudre. Par contre, l’intelligence artificielle me semble être un domaine tellement complexe que je me demande quelle est l’importance de la machine de Turing dans ce domaine. En effet, est-ce qu’il n’y aurait pas d’autres éléments, concepts et théories qui jouent un rôle plus important dans le fonctionnement de l’intelligence artificielle?

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    1. Mégane, il n'y pas de théorie de l'homoncule. Il n'y a que l'attente que, puisque la cognition (la pensée) se fait dans nos têtes, dans notre idée, alors si l'on inspecte (introspecte) soigneusement ce qui se passe dans nos têtes lorsqu'on pense, on va découvrir le mécanisme qui expliquera notre capacité à penser. Au lieu de ça, on s'est retrouvé dans nos fauteuils, voyant ce qu'on voit, pensant ce qu'on pense, bref, on a découvert que c'est nous, le homoncule, et que ça n'explique absolument rien -- même pas comment on se rappelle le nom de notre prof de troisième année de primaire. Donc l'introspection ne donne pas accès au mécanisme interne de l'homoncule.

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  33. Je vais tenter de répondre du mieux que je peux concernant la machine de Turing, car j'ai manqué les deux premiers cours.

    Si j'ai bien compris, la machine de Turing est une très grande intelligence artificielle illimitée qui peut ressembler à un ordinateur. Cette machine abstraite comporte un algorithme immense qui peut être représenté à l'aide de symbole. Par curiosité, j'ai effectué quelques recherches par rapport à ce modèle et j'ai été surprise de voir qu'il avait été imagé en 1936. Cette appareil a été créée dans un but précis et elle est composée d'éléments définis où l'ont retrouve : le ruban infini, la tête de lecture, la table d'action et le registre d'état. Je ne suis pas du tout familière avec ces éléments, mais ceci m'a fait prendre conscience que l'esprit innovateur ne date pas d'hier. Puis, c'est intéressant de constater que cette machine peut se rapprocher des ordinateurs modernes.

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  34. Un petit challenge de Lilliputienne 😊
    Étienne a dit : Le transparent le plus important du cours du 16 janvier est celui relatif à ce qu’est la computation.
    On retient donc qu’il s’agit de la manipulation de symboles qui suivent des règles ou présenté sous forme d’algorithme, qui donne un résultat.
    Maintenant c’est aussi indépendant du matériel!
    Alors, pourquoi Étienne a-t ’il dit, que la base de données de Chat GPT utilisant plusieurs ordinateurs était une tricherie si le matériel n’est pas une considération ?

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    1. Danielle, bonne question, mais elle ne concerne ni ce que c'est qu'une machine de Turing, ni ce que c'est que le calcul (Semaine 1),! Etienne dit que ChatGPT triche dans le Test de Turing (Semaine 2 -- ce qui est quoi?). Faut lire les lectures de la semaine 2, celle qui se déroule actuellement. La réponse sera que GPT triche sur le TT à cause de son immense base de données, consistant des mots d'un nombre faramineux d'écrits humains. Le candidat dans le TT (T2, purement verbal) est un algorithme, pas une base de données consistant des écrits humains.)

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  35. Le TT contient un critère empirique : les candidats ont-ils la même capacité de performance, et un critère intuitif : est-ce qu’il y a un moyen de les différencier en se basant seulement sur leur CP pour arriver à savoir lequel est une machine.

    Je pense que le TT sert à découvrir comment la machine que nous sommes fonctionne, en inventant une machine qui peut égaler notre capacité de performance par des moyens que nous pouvons arriver à comprendre parce que nous les avons créés.

    Pour que le test soit réussi, l’indiscernabilité doit l’être en tout temps et contenir un critère empirique. Elle doit être évaluée selon ce qui est « fait » et non à quoi cela ressemble (apparence) pour pouvoir ainsi inclure le T3, T4 et T5. Elle doit « agir » dans le monde réel.

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    1. Valérie, bon résumé (peut-être un peu trop proche des mots de leur source). Dis ça au frère cadet en tes propres mots qu'il comprendra.

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    2. (Blogger semble avoir effacé ma réponse alors, je la remets)

      Le TT cherche à savoir si une machine peut être indiscernable d'un être humain. Comme nous ne nous résumons pas à être des mots (test par courriel, T2), le critère d'indiscernabilité doit contenir un critère empirique qui contiendrait les données sensorimotrices, (pour ouvrir la porte à T3) et une simulation ne s'éprouve pas dans le monde réel. Les règles de calcul ne sont pas le seul moyen d'évaluer la CP, les capacité physiques le font aussi.

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  36. 2e tentative de publier mon ceilo :
    Malgré que les deux vidéos étaient bien expliqués, j’ai éprouvé une grande difficulté à comprendre le fonctionnement de la machine de Turing. Cependant, tel que Alexia l’avait souligné, je pense que plusieurs analogies avec la synthèse des protéines peuvent être faites afin de mieux comprendre le fonctionnement de la machine de Turing. Par exemple, dans les deux cas, nous retrouvons une phase de traduction et de transcription. De plus, tel que la machine de Turing sert à régler efficacement des problèmes, la synthèse des protéines permet à une cellule de se maintenir en vie malgré les adversités. La notion de configuration serait alors l’ARNm messager ainsi que les acides aminés. Je ne m’y connais pas encore suffisant pour affirmer que de telles analogies peuvent être justifiées. Cependant, je pense qu’elles sont efficaces. Si tel est le cas, il est intéressant d’observer des similitudes entre la biologie et l’informatique. De plus, si tel est le cas, la cognition et la computation seraient très similaires. Du moins, si on se permet de réduire la cognition au fonctionnement biologique du cerveau. Pour raisonnement assez primitif, tel que le besoin de chasser, cela me semble approprié. Cependant, si on parle de créativité, la cognition ne peut être réduite à la computation.

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    1. Jose Franklin, il n'est pas nécessaire d'avoir recours aux complications de l'ADN. Une calculatrice qui fait la l'addition, la soustraction, la multiplication, et la division est déjà une Machine de Turing (MT), qui exécute mécaniquement quelques algorithmes pour manipuler les symboles (mais pas encore une MT universelle, un ordi, qui peut exécuter n'importe quel algo).

      Mais jase 30 minutes avec ChatGPT et reviens nous dire comment c'était. La créativité est une question de degré. La plupart de nous sommes des lilliputiens... Pour le T2 c'est déjà dès qu'il produit les capacités d'un lilliputien moyen -- mais le long de la vie.

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  37. Valérie, excellente résumé. Commence à réfléchir si, oui ou non, on a besoin du T4 pour savoir s'il serait mal de donner un coup de pieds à notre robot, Thi Tanh si elle était T3 mais pas T4. Puis reste à l'antenne pour les neurones-miroir en Semaine 4.

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  38. Je ne suis vraiment pas certaine de ma réponse. Je pense que « techniquement », il faudrait un T4 pour qu’une zone dans le cerveau mécanique soit reliée à la douleur (comme chez l’humain.) Cependant, si T3 réussit le test, réussit à convaincre qu’il est indiscernable d’un humain, alors nous ne lui donnerions pas un coup de pied, parce que nous serions convaincu qu’il peut avoir mal. Dans ce sens, Thi Tanh n'aurait pas besoin d'être un T4 pour qu'on refuse de lui "faire mal".

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  39. Valérie, encore une réponse bien raisonnée.

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  40. Célio sur la théorie computationnelle de la cognition (le « computationnalisme)
    D’après le texte, on peut dire que le computationnalisme renvoie à une théorie de la cognition qui propose que l’esprit humain fonctionne de manière similaire à un ordinateur, autrement dit, ce dernier traite l’information de manière séquentielle et rationnelle. En effet, dans le texte, on comprend que selon cette théorie, notre cerveau utilise des processus de calcul pour afin traiter les stimuli extérieurs, et prendre des décisions et former des pensées. Dans le texte, on comprend aussi que le computationnalisme repose sur l’idée que l’esprit humain peut être modélisé à l’aide de programme informatiques et de réseau de neurones artificiels. C’est ce qui permet de stimuler le fonctionnement du cerveau et de prédire son comportement en fonction des données.

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  41. Je comprends pourquoi nous allons bannir le mots conscience dans ce cours pour le remplacer par le mot ressenti. Étant donné que notre but dans se cours sera d’expliquer comment on est capable de faire ce que nous faisons. Tous comme dans mon domaine d’étude, les mathématiques, tous peut-être expliquer et démontrer. Ce qui me pousse à vouloir savoir comment vous allez nous montrer le comment nous faisons ce que nous faisons.

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  42. J’ai trouvé les vidéos très clairs sur le fonctionnement de la machine de Turing. Je crois que la machine de Turing est un modèle très puissant, car il peut simuler n’importe quel algorithme, peu importe sa complexité. Il semblerait quand théorie si un problème peut être résolu par un algorithme, alors il est possible de le résoudre avec une machine de Turing. Avec mes lunettes de mathématicienne, je constate une certaine beauté dans la machine de Turing. Le fait que se modèle peut résoudre tous les algorithmes dans leurs formes les plus simples est très puissant. Cependant, je ne suis pas certaine que l’être humain peut-être représenter par une machine de Turing.

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  43. De ce que j'ai compris de la première vidéo sur la machine à Turing, c'est une machine qui transmet des données fixes (codé en binaire donc 0 ou 1) sur une table. J'ai aussi lu le texte Qu'est-ce la Computation, et j'ai compris qu'on n'a pas besoin d'interpréter parce que la machine le fait pour nous. Je ne suis pas sure d'avoir compris le fonctionnement de la machine, mais c'est mon résumé simple.

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1. Cognition = computation (calcul)?

  Ici (1a) on explique ce que c'est que la computation et le computationnelisme (cognition = computation). Mais ne  manquez pas de lire ...