Archives du blogue

samedi 4 janvier 2025

9. La grammaire universelle de Chomsky

La grammaire universelle de Chomsky

Harnad, S (2014) L'Univers de Chomsky. À babord: Revue sociale es politique 52.

Vidéo du cours -- 6 avril 2021 (partie 1 de 2)



Vidéo du cours -- 6 avril 2021 (partie 2 de 2)


PPT 2019:




SEMAINE 9 2018







61 commentaires:

  1. Donc, selon la thèse de Chomsky, la syntaxe serait plus une capacité innée chez les êtres humains qu’une acquisition de l’évolution ou de l’apprentissage. Une question m’est venu durant la lecture concernant son opinion sur l’apparition de la sémantique. Pensait-il que la partie sémantique de notre langage naturel est innée ou acquise? Dans un cas, nous évoluons et apprenons le sens des propositions au cours de notre vie et l’analyse s’arrêtent ici. Mais dans l’autre cas, nous aurions affaire à une nouvelle problématique impossible à résoudre; c’est-à-dire d’où viendrais la sémantique des propositions des différentes langues si elle ne peut etre apprise.
    Si je résume bien la théorie de Chomsky par rapport aux sujets des cours précédents : les gènes encodent en nous des règles syntaxiques universelles et le reste proviendrais des mèmes (apprentissage, catégorisation, sens des propositions…)

    RépondreEffacer
  2. Cette ciello porte sur les cours et les deux textes de cette semaine : La grammaire universelle de Chomsky et l’Univers de Chomsky (Harnad, 2014).

    La grammaire ordinaire est apprise par l’apprentissage supervisé et non supervisé alors que la grammaire universelle est une capacité innée. Toutes les langues ont en commun cette grammaire universelle. Elle serait innée à cause de l’argument de la pauvreté du stimulus, car j’ai appris à parler sans avoir de rétroactions négatives et de corrections dans la grammaire universelle.

    Je comprends que la grammaire ordinaire et la grammaire universelle sont dépendantes l’une de l’autre, c’est ce qui est expliqué dans la lecture avec les « paramètres ». Ce sont des options qu’il y a dans la grammaire universelle et les valeurs de ces options sont établies par l’apprentissage de la grammaire ordinaire. Comme M. Harnad a dit dans le cours 8, une proposition contient un sujet et un prédicat, qui lui est composé d’un verbe et d’un objet. Le paramètre diffère selon la grammaire ordinaire que j’ai apprise. Je veux dire qu’une combinaison de paramètres (de la grammaire ordinaire) va modifier la grammaire universelle pour la rendre plus conforme à la grammaire ordinaire de ma langue.

    RépondreEffacer
    Réponses
    1. Andréane, tout correct, sans faute. Mais comment savons nous qu'il existe une grammaire universalle (GU) si tout ce qu'on dit est conforme avec la GU? Et comment est-ce que la « pauvreté du stimulus » est lié à l'apprentissage de catégories?

      Effacer
    2. Professeur, je tente de répondre à votre question pour moi : Quel est le lien entre l’apprentissage des catégories et la pauvreté du stimulus?

      Je pense que la GU est innée à cause de l’argument de la pauvreté du stimulus. Pour apprendre une catégorie, il faut distinguer ses membres et ses nom-membres, mais ça ne peut pas se faire sans qu’il y ait d’exemples négatifs. Quand j’ai appris à parler français, je n’ai pas eu d’exemple d’erreur dans la GU et donc je n’ai pas reçu de corrections pour la GU.

      Effacer
    3. Andréane, c'est correct mais pas encore complet: Il faut échantillonner et les membres et les non membres d'une catégories pour permettre à détecter les attributs qui les distinguent (par l'apprentissage supervisé/renforcé). (C'est l'exemple de la catégorie « lélek » que j'avais donné dans le cours.)

      Effacer
  3. Comme vous l'avez mentionné dans votre article, la pensée a besoin de mots, d'une langue, la GU (capacité innée d'apprendre une langue) serait donc liée à la manière dont se structure la pensée. "La langue est, pour tout humain, la condition de possibilité de la pensée elle-même."

    RépondreEffacer
  4. J'aimerais connaître votre avis sur l'arrivée de Devin. Il ne fait pas que générer des codes comme GPT, il planifie comment régler un problème, écrit le code, le teste et l'implante. https://twitter.com/cognition_labs/status/1767548763134964000

    RépondreEffacer
    Réponses
    1. Valérie, difficile à dire, mais 13% est toujours juste 13%... Qu'est-ce que fait Devin différemment de GPT?

      Effacer
    2. Il "exécute" toutes les étapes. De ce que je connais de GPT, il ne peut que fournir des informations générées par des codes. De ce que j'ai lu, Devin peut trouver l'info "utile" parmi plusieurs pour trouver la solution à un problème. Puis, il génère le code approprié, il teste son application et finalement, il l'implante. Ces étapes seraient habituellement exécutées par des humains.

      Effacer
    3. Valérie, « étapes... habituellement exécutées par des humains » ainsi que par tous les systèmes munis des réseaux neuronnaux qui font l'apprentissage non supervisé at non supervisé -- que ce soit pour détecter les attributs sensorimoteurs qui distinguent les catégories ou pour tester des hypothèses (ou des algorithmes/logiciels) et les tester (soit dans le monde, soit dans un monde virtuel).

      Il y beaucoup de compétition actuellement en ingénierie logiciel (ce qui n'est pas la rétroingénierie cognitive!). Il s’agit actuellement d’une concurrence motivée par des raisons commerciales, avec d’énormes sommes d’argent en jeu et de nombreuses affirmations et publicités hyperboliques. Reste critique...

      Effacer
  5. Sur la proposition.
    La proposition est ce qui nous distingue des autres animaux "intelligents" (grands-singes, éléphants). Ceux-ci sont en mesure de placer des étiquettes, d'avoir des mots qui représentent des catégories, mais pas de faire des propositions (des combinaisons de catégories). La puissance du langage vient de la proposition.
    Maintenant, qu'est-ce qu'une proposition (1) et de quelle manière celle-ci apporte-t-elle un avantage adaptatif (2). De quelle manière est-elle puissante?
    1: une proposition est une combinaison de deux catégories. Il y a un sujet, ce sur quoi on parle puis, un prédicat, ce que l'on dit du sujet. Une proposition est aussi une affirmation sur le monde. Elle peut donc être vrai ou fausse.
    2: qu'est-ce que ça apporte de combiner des catégories? C'est que ça permet de créer de nouvelles catégories. Et quel est l'avantage de cela? Je ne suis pas sûr, il me manque des morceaux, il me faudrait énumérer plusieurs exemples! Mais, une chose vue en cours est que cela permet l'apprentissage par instruction et ça se passe ainsi: a) des catégories sont partagées par deux interlocuteurs b) un interlocuteur connait d'autres catégories (qui sont importantes/utiles pour la survie) qui sont en fait un mélange des catégories qui sont connues des deux interlocuteurs. c) L'interlocuteur connaissant peut témoigner de ses catégories importantes à l'autres sur la base des catégories qu'ils ont en commun et il fait ça en les combinant ensemble dans des propositions.
    L'avantage de ça est que l'autre n'a pas à passer par l'essai-erreur et le sensori-moteur et prendre ainsi des risques.

    RépondreEffacer
    Réponses
    1. Comme toi, pour faire suite à la demande du Professeur Harnad, j'ai tenté de parler de proposition, voici ce que j'ai retenu:
      Si on se fie à la simulation de vie artificielle sur l’île des champignons, ainsi après avoir appris quels champignons sont comestibles ‘A’ et ‘B’ par induction ou essais/erreurs, (les réseaux de neurones apprenant à détecter les caractéristiques qui distinguaient les membres des non-membres – Harnad), ‘C’ a pu être appris d’une façon plus rapide, grâce à l’apprentissage par instruction, (i.e. en combinant les attributs de base ayant ainsi une valeur de vérité), et ainsi permettre une reproduction et une plus longue vie des créatures.
      À l’origine, les propositions ont ainsi pu être acquise par instruction sans l’aide de prédisposition génétique. Toutefois les avantages d’acquérir des catégories utilisant un minimum d’énergie a favorisé l’évolution baldwinienne.

      Effacer
    2. Antoine et Danielle, vous avez tous les deux raison. Si on voit pourquoi et comment apprendre les catégories (quoi faire à quoi) est utile et adaptatif, alors quelque chose qui augmente et accélère la possibilité d'apprendre les catégories, le langage, est utile et adaptatif.

      Exercice: il y donc deux moyens d'apprendre les catégories: ASD: l'apprentissage sensorimotrice directe (la détection des attributs sensorimoteurs, par les réseaux neuronaux) et AVI l'apprentissage verbal indirect. Pour ainsi recevoir d'autrui ou donner à autrui les catégories par AVI, il faut normalement que et le récepteur et le donateur possèdent déjà les noms des attributs de la nouvelle catégories (car les attributs sont des catégories). Les noms des attributs doivent déjà être ancrés, soit par l'ASD, soit par l'AVI. Sans ça c'est comme lire la définition d'un nouveau mot dans un dictionnaire sans comprendre les mots dans sa définition (le problème de l'ancrage des symboles). Alors qu'est-ce qui est le cas quand on apprend une nouvelle catégorie de ChatGPT? Est-ce que lui comprend les mots dans sa définition? Est-ce que ses mots sont ancrés?

      Effacer
  6. Ciélo 1 : Grâce à la grammaire universelle de Chomsky, les humains auraient la capacité innée (et non apprise) d’utiliser correctement un langage, et de faire des combinaisons de mots à l’infini avant d’avoir reçu un enseignement formel à l’école. En effet, les enfants de moins de cinq ans sont ainsi en mesure de produire et d’interpréter des combinaisons de mots qu’ils n’ont jamais rencontré auparavant. Ainsi, la grammaire universelle serait la capacité naturelle de former des phrases cohérentes, peu importe la langue parlée. Peut-on dire que c’est donc la capacité de manipuler correctement les mots de contenus et les mots fonctionnels, sans que l’on nous l’ait appris?
    Ciélo 2 : Si la grammaire universelle est innée, depuis quand l’est-elle? Est-elle devenue innée depuis l’apparition de Homo Sapiens ou existait-elle aussi au temps des autres espèces humaines comme l’Australopithèque? Ainsi, la grammaire universelle pourrait être un héritage de nos ancêtres préhistoriques, tout comme le bipédisme?
    Ciélo 3 : Comme des collègues l’ont soulevé dans leurs propres ciélos de cette semaine, je crois comprendre que la grammaire universelle, puisqu’elle est innée, provient des gènes, alors que la grammaire ordinaire, puisqu’elle est apprise, provient des mèmes. En effet, le fait que chaque langue ait des caractéristiques propres à elle qui la distingue des autres langues provient des pratiques de culture. Ainsi, c’est pour cela que dans certaines langues comme l’espagnol ou le japonais, il est possible de communiquer sans utiliser de pronoms (contrairement au français ou à l’anglais où il faut toujours un pronom devant un verbe) ou encore que dans certaines langues le complément du verbe est au début alors que pour d’autres il est à la fin. Ces différences proviennent de la grammaire ordinaire.

    RépondreEffacer
  7. J'ai trouvé très éclairante cette description de la grammaire universelle comme la conséquence de la façon dont le langage fonctionne, grâce à des circuits cérébraux plastiques que tous les humains possèdent. Il ne s’agit pas de règles de grammaire pré-codées ou de catégories que l’on peut apprendre et qui seraient héritables.

    On peut faire une analogie avec la compétence humaine de marcher sur deux pieds. Ce n’est pas quelque chose que l’on sait faire à la naissance, mais la plupart des êtres humains l’apprennent après quelques mois d’existence. Notre corps est pourtant préparé dès la naissance pour être capable de marcher un jour.

    On peut se rappeler des cas célèbres d’enfants “sauvages” qui n’ont pas eu de socialisation avec des êtres humains pendant leur enfance et qui ont été élevés par des chiens ou des loups. Dans certains cas ces enfants n’ont pas acquis le langage humain ou ils ont appris à marcher à quatre pattes. Il est intéressant aussi de remarquer que devenus adultes les enfants qui sont “retournés” dans la civilisation humaine ont eu du mal à développer leurs cerveaux avec une éducation tardive.

    RépondreEffacer
    Réponses
    1. Fredy, et la GU et la GO et la pauvreté du stimulus? Et le lien avec l'apprentissage des catégories, et avec la propositionalité?

      Effacer
  8. Cette vidéo fait les manchettes:

    https://www.youtube.com/watch?v=Sq1QZB5baNw

    "Steve a dit" que augmenter un robot avec du ChatGPT ce n'est pas du vrai ancrage symbolique. Est-ce que ce serait une question de temps? Si on laisse un robot piloté par GPT seul dans l'ile des champignons il s'en sortira comment?

    RépondreEffacer
  9. Ce qui m’a le plus apporté de cette lecture est sans aucun doute la notion de processus relatif au fonctionnement de la grammaire universelle. En fait je ne pouvais comprendre comment des erreurs dans une langue, un exemple étant ‘Robert livre lit le’, pouvaient s’appliquer à toutes les langues. Enfin tel qu’exprimé dans le texte ce ne sont pas les règles qui ont la propriété d’être universelle mais bien le processus par lequel les phrases sont considérées correctes ou incorrectes. La grammaire universelle est ainsi constituée de structures préférentielles qui nous permet de déterminer si une phrase et bien formée.

    RépondreEffacer
    Réponses
    1. Danielle, c'est quoi la différence entre la GU et la GO?

      Effacer
  10. La grande différence entre nous et les animaux non-humains : la formulation de proposition. La proposition est quelque chose que l’on veut dire sur le monde réel, par exemple : Peter Geach à critiquer l’impérativisme de Hare.
    Cette phrase est susceptible d’être vraie ou fausse, elle est « truth-apt », c’est ce qui fait que c’est une proposition et c’est ce qui la distingue des questions ou des impératif/ordres (en effet, les questions et les ordres ne sont pas truth-apt, la question demande une information sur le monde, et l’impératif ordonne qu’on façonne le monde d’une certaine manière, mais rien de vrai ou de faux se retrouve dans la question ou dans l’ordre qui est donner).

    Je pense que ce qui distingue davantage le langage humain de ce qu’on peut remarquer chez d’autres animaux non-humains, c’est l’interprétation multiple qu’on peut faire d’une chose particulière. Par exemple, certains pensent qu’une proposition comme « boire de l’eau est bien » comme l’expression d’une émotion (dans la mesure où elles ont l’air d’être truth-apt, mais ne le sont pas vraiment). (Voir l’émotivisme de Ayer pour plus de détails). Toutefois, je pense qu’on se heurte au « problèmes des autres esprits » en essayant de nous distinguer par des capacités cognitives. En effet, notre connaissance des animaux et de ce qu'ils vivent est une connaissance à la troisième personne. Nous n’avons pas « l’effet que cela fait » d’être un animal X ou Y (Voir Thomas Nagel- What is it like to be a bat? Et Thomas Nagel- What does it all mean?).


    (258 mots, c’est beaucoup trop long, je m' excuse, j’espère tout de même avoir été pertinent).

    RépondreEffacer
    Réponses
    1. Je suis totalement d'accord avec ton observation sur la valence émotionnelle inhérente à toute proposition émise par un humain. Je reconnais la pertinence de l'argument de George Lakoff, qui considère la métaphore non seulement comme une manipulation abstraite des propositions, mais aussi comme impliquant une manipulation du contexte et de la sémantique de la proposition. Contrairement à un système arbitraire de syntaxe, le contexte, la valence émotionnelle, et la sémantique jouent un rôle crucial dans l'enrichissement de notre langage. Nous sommes capables d'intégrer de multiples paramètres perceptifs dans nos propositions, ce qui, en quelque sorte, peut servir d'information supplémentaire dans l'apprentissage du langage.

      Effacer
    2. Enzo, attention, « Le chat est sur le tapis. » n'est pas si différent de « Le chat est sur le tapis? » Idem pour « que le chat soit sur le tapis! ». C'est la propositionalité qui règne dans tous les trois.

      En ce qui concerne les animaux non humains, je trouve l'absence de la propositionalité beaucoup moins important que la similarité soulignée par Bentham.

      Ryan, même pour l'expression non-émotive « le chat est sur le tapis »
      ça ressemble à quelque chose de la comprendre. Il s'agit du ressenti de Nagel, même sans valence. En ce qui concerne Lakoff, il faut le langage littéral (donc propositionnel) pour ensuite avoir le langage figuratif. Par contre l'iconicité retombe sure le mimétisme, ce qui n'est encore la langue.

      Effacer
  11. Valérie, n'oublie pas que la GU (comme la GO, ainsi que la computation) est de la syntaxe: des règles pour produire une phrase bien formée, selon les conventions que nous partageons pour pouvoir communiquer; c'est la même chose pour les règles de conduite: rouge: arrêter, vert: aller (mais la convention aurait pu être l'inverse). En français on dit « je fais un rhume »; en anglais on dit "I have a cold." Les règles de la GO et les règles de la GU sont toute les deux des règles syntaxiques. Pourquoi faut-il les succès ainsi que les échecs pour apprendre les règles syntaxiques? C'est pareille pour apprendre toutes catégories, y compris sur l'isle des champignons.

    RépondreEffacer
  12. La grammaire universelle (GU) est innée à la naissance et n'a pas besoin d'être enseignée ou corrigée par les parents. Cependant, la GAU est tout aussi complexe que la grammaire de l'esprit (GO) et il existe une infinité d'erreurs potentielles dans la GAU. L'erreur commise par Chomsky a été de ne pas reconnaître la distinction entre la GO et la UG, en supposant que la UG pouvait être apprise comme la GO. Aucune théorie n'a encore expliqué comment et pourquoi l'UG a pu évoluer. Pour apprendre les règles de l'UG, il faut étudier la linguistique, car les linguistes adultes apprennent progressivement et en collaboration les règles. Il existe une interdépendance entre GO et UG, appelée paramètres, qui sont des options dans UG définies par l'apprentissage de GO. Les structures des phrases dépendent des paramètres choisis sur la base de l'apprentissage des GO. Chaque combinaison de paramètres dans le GO modifie légèrement l'UG pour l'aligner sur le GO de la langue.

    RépondreEffacer
    Réponses
    1. Claude, bon résumé, mais ce n'est pas Chomsky qui a fait l'erreur de ne pas distinguer la GU de la GU: C'est Pinker, et Pullum, et beaucoup d'autres!

      Effacer
  13. Majdouline, soeur cadette à compris, mais elle a aussi entendu parler de d'une Grammaire Universelle (GU) et « la pauvreté du stimulus »: ce sont quoi? Et elle doute que le langage a évolué pour les maths.

    RépondreEffacer
  14. C’est intéressant de savoir que ce que nous avons passer des années a apprendre à l’école, «la base » n’est en fait pas la base mais une grammaire ordinaire. Chumski soulève un point très à première vue questionnable puisque comment autant de langue différente peuvent avoir toute la même base. Mais, il y a nuance à faire ici, il ne dit pas que nous parlons tous la même langue, seulement la même « base » qui serait d’avoir des propriétés dans notre cerveau disposé à apprendre un certain langage et une syntaxe ou nous pouvons repérer une phrase n'ayant aucune règle. Il dit que c’est avec cette base que les enfants apprennent à parler et non rugir, cependant des enfants loups ont été retrouvé ne parlant pas et n’étant pas capable de parler un langage. Il est clair que GU et GO soit dépendante l’une de l’autre et que l’enfant doit recevoir GO dans les premières années de son développement si non il se pourrait qu’il développe un trouble du langage.

    RépondreEffacer
    Réponses
    1. Laurence, et GU et GO sont de la grammaire: GO et apprise, et la phonologie ainsi que le lexique aussi.

      Effacer
  15. Si un enfant x considéré normal n’ayant aucunes lésions cérébrales etc. Est mis dans un environnement par exemple avec des loups. S’il avait GU il serait prédisposer avec ses propriétés cérébrales à pouvoir avoir GO. Mais certains cas d’enfants qui ont été retrouver à un bas âge n’ont pas été capable de développer un langage, grammaire (GO). Est-ce que cela voudrait dire, que si nous n’avons pas été exposé à GO pendant un certains laps de temps GU viendrait modifier nos capacité cérébrales et nous ne pourrions pus avoir GO? De sorte que si nous allons dans ce sens, GU viendrait influencer notre cerveau du fait qu’elle n’a pas GO. Dans le sens inverse, GO viendrait influencer GU et donc GU serait le fruit de l’évolution autant que GO l’est.

    RépondreEffacer
    Réponses
    1. Laurence, il faut être exposé (interactivement) au langage. Ça swerait quoi d'être exposé à de la grammaire sans lexique?

      Effacer
  16. Je veux retourner sur la comparaison entre Chomsky et Platon dans « L'univers de Chomsky ». La raison pour laquelle Chomsky s'identifie au cartésianisme est évidente puisque Descartes est une figure centrale et important dans le moment rationaliste, où le concept d'idées innées est extrêmement populaire, mais il me semble que la comparaison est moins forte entre Chomsky et Platon. Dans le texte, vous semblez opter pour une interprétation néokantienne du platonisme, comme il est écrit dans la note du traducteur, où la grammaire universelle serait issue des lois de la nature, en opposition à une origine évolutionnaire, mais l'analogie s'applique moins avec une interprétation plus classique de Platon et de sa thèse maïeutique de la connaissance. Selon cette conception, puisque nous avions accès aux Formes avant notre naissance, il semble difficile de séparer la grammaire universelle de la grammaire ordinaire ; on aurait accès à ces deux Formes et nous en prendrions connaissance par la même méthode, la réminiscence. L'une est aussi innée que l'autres en ce sens. La comparaison entre Chomsky et Platon semble plus découler des particularités de la philosophie kantienne, avec son idée de structure des lois autant physique que logique, que de Platon lui-même.

    RépondreEffacer
    Réponses
    1. Édouard, il y a un grand défi évolutif pour expliquer la provenance de la Grammaire Universelle (GU) en termes de sa valeur adaptative darwinienne. Il y a eu plusieurs tentatives, y compris la théorie des « écoinçons » (discutée dans le cours) et les tentatives de l'expliquer par l'apprentissage (en niant la pauvreté du stimulus). Toutes de insuccès,

      Je crois que c'est l'idée de l'universalité qui a conduit Noam Chomsky à évoquer Descartes comme précurseur. Il ne s'agit pas du rationalisme (« idées innées ») de Descartes versus l'empirisme de Hume. C'est l'évolution Darwinienne qui a prévalu en science, et elle est empiriste. Platon est encore plus loin, avec sa théorie de « formes » prenatales. Et Kant n'a rien à ajouter à ce débat.

      Mais s'il existent des contraintes inhérentes au langage qui ne sont pas les résultats de l'évolution et des gènes, mais elles sont inhérentes comme les contraintes sur la mathématique (la loi de non-contradiction) il est possible que ces contraintes provienne de la nature de la pensée verbale: pas la logique formelle mais des contraintes sur ce qui est pensable.

      C'est vague; c'est une conjecture de Noam Chomsky; mais je n'en sais plus; il l'a proposé lors d'une conférence orale; je ne trouve pas une référence dans ses œuvres écrites. Et malheureusement Noam Chomsky est maintenant trop malade à pouvoir répondre.

      Effacer
  17. Cielo 9 :

    J’ai bien aimé la réponse de Chomsky à votre question dans « L’univers de Chomsky ». J’adhère aux mêmes principes face aux façon de solutionner les problèmes. Il n’y a pas de solution miracle, mais bien des solutions spécifiques à des problèmes spécifiques. Nous ne pouvons pas régler des injustices en lançant de l’argent dans les airs et s’excusant. Nous devons trouver une solution spécifique et l’éliminer à la source. De plus, j’ai trouvé sa réponse très réaliste au savoir si on allait y parvenir un jour. Il aurait pu dire que oui, nous allons y parvenir, mais je crois tout comme lui que personne ne le sait. Personne ne sait comment les autres pensent à un sujet quelconque et cela rend l’avenir imprévisible.

    Pour ce qui a trait à la grammaire universelle (GU) et la grammaire ordinaire (GO), j’ai bien aimé la cielo d’Andréane. Au sujet de la pauvreté du stimulus, j’ai l’exemple des « enfants sauvages ». Ces derniers, après un lapse de temps, ne peuvent plus apprendre les langues humaines, car durant la période critique de l’apprentissage, ils n’ont pas reçu de stimulus avec un langage et de ce fait, ils n’ont pas pu apprendre à distinguer les sons importants à la reproduction, ni la syntaxe d’une langue commune. Ce qui fait, qu’il faut un minimum de richesse du stimulus pour qu’une personne apprenne une langue. Sans quoi, il ne peut savoir ce qui appartient à quelle catégorie.

    RépondreEffacer
    Réponses
    1. Alexandre, c'est quoi, au juste, la pauvreté du stimulus? La réponse est assez précise. La richesse est une quantité continue, tandis que la réponse à ma question est 0/1. C'est quoi?

      Effacer
    2. La pauvreté du stimulus, c’est plus ou moins ne pas recevoir assez de données pour pouvoir catégoriser des choses. Exemple : pour analyser la race d’un chien, il faut avoir vu plusieurs races chiens différents. Si nous avons vu seulement des labradors comme étant des chiens, quand on va voir un Shih Tzu, nous n’allons pas l’identifier en tant que chien, puisqu’il n’était pas dans la catégorie de base.

      Dans le langage, c’est surtout relié avec la possibilité de pouvoir parler une langue ou non. Si, dès la naissance, on n’a aucune interaction avec un langage, on n’apprend pas à catégoriser une banque de mots qui ont leur propre catégorie. « Papa », « lent » et avoir » n’appartiendraient pas à des catégories distingues (nom, adjectif, verbe), ils ne seraient que des sons émis par les autres, car, sans contexte, ils ne veulent rien dire.

      Votre question était « Quelles actions doivent être entreprise pour éliminer tout ce mal et quelles sont les chances qu’on y parvienne un jour? ». La réponse de Chomsky de ce que j’ai compris est ; « Qu’il n’y a pas de solution générale, seulement des solutions spécifiques à des problèmes spécifiques. », ce que je crois juste. Pour la deuxième partie, il dit « Personne ne le sait. », ce qui est, selon moi, encore juste. Il parle quand même d’éduquer, de s’organiser et d’agir. Soit, d’enseigner (comment mieux agir/comprendre le monde, etc.), de s’organiser (organismes, associations, etc.), et d’agir (manifestations, grèves, etc.).

      Effacer
    3. Pour en rajouter sur la pauvreté du stimulus. Les enfants qui sont en contact avec une langue apprennent par eux-mêmes si une phrase dite est syntaxiquement correcte ou non. Ils n'ont pas eu à être enseigné une syntaxe quelconque dans un cours pour savoir que "A chien un là-bas". Si tu n’as pas les données pour créer une phrase syntaxiquement correcte, tu ne seras pas capable de communiquer avec un autre humain. Du moins, c'est plus ou moins la façon que je suis capable de l'expliquer dans mes mots.

      Effacer
    4. Alexandre, la pauvreté du stimulus concerne l’absence d’exemples négatifs de la GU (non-membres de la catégorie). Si on n’est exposé qu’au membres et pas aussi aux non-membres, alors nos réseaux neuronaux ne peuvent pas détecter les attributs qui distingueraient les membres des non-membres.

      Applique ça (1) aux champignons, (2) aux « lélek » (3) à la GO et (4) à la GU.

      Effacer
    5. Je crois que je me suis mal exprimé. Car, oui je comprends que l’absence d’exemples négatifs est importante. Cela fait partie de l’ensemble de données reçues. Si vous n’avez jamais vu/produit/rectifié de cas négatifs de la GU, vous n’avez pas les données représentant ceux-ci. Je crois que mon emploi du mot « donnée » était trop vague pour l’explication.

      Pour les champignons, ce n’est pas quelque chose comme la GU, puisque tu peux apprendre par toi-même lesquels sont comestibles ou non(apprentissage corrigé ou par instruction). Tu peux manger une petite partie d’un nouveau champignon que tu n’as jamais vu, si tu tombes malade, tu sais qu’il n’est pas bon. Pour les « lélek », dans votre exemple en classe, tout pouvait être « lékek », car nous n’avions pas d’exemples de qu’est-ce qui n’en n’était pas un. Alors, on ne peut pas distinguer les membres des non-membres si on voit que des membres. Si on retourne aux champignons, si la variante A (longue tige blanche, chapeau rouge) est comestible et la variante B (longue tige rouge, chapeau blanc) est non comestible, on peut les catégoriser comme deux espèces de champignons différentes, soit mangeables et non-mangeables.

      La GO et la GU se différencie surtout sur la grammaire/orthographe des mots pour la GO et la syntaxe pour la GU. Si nous retournons avec l’exemple « Le chat est sur le tapis. », cette phrase est grammaticale sur les 2 points. Si nous changeons ça pour « Les chat est sur le tapis. » Nous avons des fautes de conjugaisons qui se rapportent à la GO. Nous pouvons aussi voir de multiples exemples d’erreurs de GO chez les jeunes enfants, lorsqu’au lieu de dire « Ils étaient », ils disent « Ils sontaient », puisque la logique, qu’ils avaient apprise, était d’ajouté « -aient » à la fin du verbe à la 3e personne du pluriel à l’imparfait. Cependant, ces erreurs viennent de la GU, puisque se sont des règles établies au départ. Par exemple pour l’anglais, il y a le fameux « Wug Test » https://www.youtube.com/watch?v=MgB2iMuEZAA, l’enfant sait comment bien accorder les mots. 1 Wug, 2 Wugs.

      Néanmoins, en écoutant le cours à nouveau, il me semble difficile d’identifier des erreurs perçues comme GO au lieu de GU. Par exemple, un des exemples donnés par Ryan « Pomme mange l’homme », vous avez, avec les autres, identifié cela comme une faute de GO. Pour ma part, il s’agit bien d’une faute de GU, puisqu’elle est surtout affectée par la syntaxe même de la phrase.

      Bref, le résumé pourrait être GO/Champignons -> Apprenable (exemples négatifs), GU/Lélek -> Inapprenable (pas d’exemples négatifs).

      Effacer
  18. On a présumé que la GU est déjà innée à la naissance, codée dans nos gènes et nos cerveaux puisque l'enfant ne fait pas d'erreurs et donc ne reçoit pas de correction, ni d'instruction de ses parents. Cependant la GU n'est pas moins complexe que la GO et il y a des infinités d'erreurs de GU qu'on pourrait faire. L'erreur de critique de monsieur Chomsky a été de ne pas tenir compte de la distinction entre la GO et la GU comme si la GU était apprenante, comme la GO. Et personne y compris monsieur Chomsky (l'auteur de toutes les versions de la GU), n'a encore une théorie expliquant comment et pourquoi la GU aurait pu évoluer. Pour apprendre les règles de GU, il faut suivre des cours de linguistique car ce sont les linguistes adultes qui apprennent progressivement et collaborativement les règles de la GU. Entre la GO et la GU, il y a une interdépendance qui s'appelle paramètres. Les paramètres sont des options de la GU dont les valeurs sont fixées par l'apprentissage GO. Les propositions sont constitué d'un sujet et d'un prédicat formé d'un verbe et d'un objet. Le choix du paramètre dépend de la GO apprise. Chaque combinaison de paramètres en GO change un peu les détails de la GU, pour qu'elle soit conforme à la GO de la langue concernée.

    RépondreEffacer
    Réponses
    1. Tanya, on n'a pas « présumé » que la GU est innée: on l'a inféré (pour les raisons que tu résumes, correctement).

      Et ce n'est pas Chomsky qui n'a pas tenu compte de la distinction entre la GO (apprennable) et la GU (inapprennable), c'est les linguistes (par ex. Pullum) et non-linguistes (par ex. Pinker) et beaucoup d'autres qui n'avaient pas compris les données empiriques.

      Le reste est correct. (Qu'était ta source?)

      Effacer
  19. La grammaire universelle de Chomsky.
    Pour Chomsky, l’émergence du langage s’expliquait à la base par essais, erreurs et récompenses successives. Selon lui et les générativistes, la grammaire universelle (GU) serait innée et non apprise. D’ailleurs, ce qui fait qu’elle ne peut pas être apprise est dû à la pauvreté du stimulus où il y a un manque d’exemples ou de véritables erreurs. De plus, celle-ci implique toutes les langues donc, qu’une phrase soit bien ou mal formulé, elle ne peut pas être considérée comme étant incorrecte puisque tous sont estimés ‘’conforme’’ (il n’y a pas d’erreurs). Ceci veut donc dire que tout le monde parle conformément et qu’il n’y a pas de mauvaise façon de s’exprimer. Tandis que la grammaire ordinaire peut varier d’une langue à l’autre et elle ne peut qu’être apprise. De plus, elle provient d’un apprentissage traditionnel ou non traditionnelle. Elle se transmet à l’aide d’un enseignement supervisé ou non supervisé ou par imitation. Finalement, Chomsky dit que le langage est préorganisé dans la structure neuronale et que l’environnement joue un rôle sur la particularité de la langue. Donc, dépendamment d'où l'ont vient, le langage peut varier.

    RépondreEffacer
    Réponses
    1. Amélie, il existe une infinité de possibles erreurs de GU, mais ni les enfants ni les adultes ne les produisent (sauf, exprès, les linguistes qui étudient la GU et cherchent à découvrir ses règles). C'est pour ça qu'on infère que la GU est innée.

      Non seulement les non-linguistes ne produisent pas d'erreurs de UG, mais, à partir d'un certain âge, s'ils en entendent dans leur langue maternelle, leurs oreilles perçoivent que ça cloche (mais ils ne savent pas pourquoi).

      C'est l'apprentissage (pas l'enseignement) de la GO qui est supervisé (comme avec les champignons): essai -- erreur -- correction.

      (« apprentissage traditionel/non traditionel c'est quoi??)

      Sois plus soigneuse pour préciser quand il s'agit de la GU ou bien la GO dont tu parles, Amélie. Pas faire la distinction, et parler juste de « la langue » mène à l'erreur des non-linguistes!






      Effacer
    2. D'accord, je vais tenter d'être plus soigneuse dans mes comparaisons. Je me suis peut-être mal exprimé concernant l'apprentissage traditionnel et non traditionnel. Je voulais dire par là qu'en grammaire ordinaire (GO) les apprentissages sont appris. Je visualisais l'apprentissage traditionnel comme étant des cours magistraux dans une école avec un horaire fixe. Tandis que l'apprentissage non traditionnel peut se faire dans une activité, dans un travail ou dans la vie quotidienne ou une personne peut apprendre de façon non formelle. Tous les deux, quant à moi, apportent un apprentissage, mais de façon différente. Corrigez-moi si j'ai tort de penser que ceci peut faire partie de la GO.

      Effacer

  20. La théorie de la grammaire universelle élaborée par Chomsky a profondément bouleversé notre compréhension de la manière dont nous acquérons le langage. Pour moi, Chomsky a remis en question l'approche behavioriste qui suggérait que l'apprentissage du langage résultait uniquement de l'imitation et de la récompense. Au lieu de cela, il a avancé l'idée que les enfants sont dotés d'une prédisposition innée pour certaines structures linguistiques. Selon cette théorie, chaque individu possède une grammaire générative, un ensemble de règles inconscientes qui gouvernent la construction des phrases. Chomsky soutient que ces règles sont universelles, bien que les langues individuelles puissent présenter des variations. Les recherches en sciences cognitives ont corroboré ces idées en montrant que les nouveau-nés sont sensibles aux phonèmes de toutes les langues. Cependant, cette théorie n'est pas sans critiques. Certains remettent en question l'idée d'une prédisposition innée pour le langage, arguant que les structures linguistiques sont le résultat de l'évolution et de l'adaptation plutôt que d'une prédisposition génétique. D'autres soulignent l'importance du contexte et de la sémantique dans la construction linguistique, proposant des interprétations alternatives.

    RépondreEffacer
    Réponses
    1. Audrey, comme j'ai dit durant le cours, il y a des similarités entre l'apprentissage de la phonologie et de la grammaire (les détecteurs de contraste phonologique qui s'affaiblissent si elles ne sont pas utilisées dans la langue maternelle après une période critique). Mais ces composantes innées de la phonologie sont explicables par l'évolution darwinienne, tandis qu'il y a des difficultés à expliquer l'évolution de la GU. (Pourquoi?)

      Effacer
  21. La grammaire universelle de Chomsky englobe la facon dont les phrases sont organisées peu importe la langue. Si j'ai bien compris la notion de Chomsky, nous naisson avec la capacité de comprendre la signification des mots, mais la GU est différente. La GU est naturellement dans notre cerveau sans avoir à porter un moment d'apprentissage. Je sais pas où j'ai lu cette information mais j'ai l'impression que ca rejoint la notion de Chomsky. Nous pouvons avoir un gène qui code pour untel phénotype, mais tant que nous ne déclenchons pas ce gène par un évènement, il reste ''endormi''. Pour rejoindre la GU, nous en avons besoin dès le bas âge, donc on déclencherait notre gène vu qu'on manifeste son besoin.

    RépondreEffacer
    Réponses
    1. Louisa, nous naissons avec la capacité d’apprendre la signification des mots (en apprenant les catégories, et leurs noms, par l’apprentissage non supervisé et supervisé: essais, erreurs, corrections). Idem pour la GO. Mais pas pour la GU, car on ne produit, ni entend les erreurs de GU. C’est pour ça qu’on infère que la GU doit être innée. Comment est-ce que ça ressemble à l'exemple de la catégorie « Lélek » que j'avais présenté au cours?

      Effacer

  22. selon Chomsky, La grammaire universelle est l'idée que tous les hommes naissent avec la faculté naturelle de comprendre et de créer des langues naturelles. Cette faculté est innée et permet aux enfants d'apprendre leur langue maternelle sans être formellement instruits. Il s'agit d'une capacité de base de l'intelligence humaine à communiquer et à appréhender les langues naturelles.
    .

    RépondreEffacer
    Réponses
    1. Mounira, stp lire les autres ciélos et répliques; c'est quoi la différence entre la GO et la GU?

      Effacer
  23. La grammaire ordinaire (GO) est l'ensemble de règles de syntaxe dans la grammaire. Celle-ci est apprise par essais-erreurs et récompenses successives.
    La grammaire universelle (GU) est le processus par lequel on détermine si une langue/une phrase est correcte ou non syntaxiquement, et ce peu importe la langue. Il s'agit d'un processus inné, non-appris par induction ou instruction. On explique cela par la pauvreté de l'apport qui apporte comme exemple la capacité des enfants dès leur jeune âge à saisir les langues.
    Chomsky réfute le processus d'évolution du langage selon l'effet Baldwin qui nomme la sélection naturelle/la génétique comme étant un facteur important de la prédisposition à la capacité d'apprentissage.

    RépondreEffacer
    Réponses
    1. Ariane, c'est parce qu'on ne commet ni entend des fautes de GU que la GU doit être innée.

      Effacer
  24. La GO est en fait strictement que des symboles. Comme lu dans le deuxième texte, le langage nécessite des symboles (mots) mais surtout un sens lié à ces mots. Le sens des mots, tel que vu précédemment dans le cours, est aussi nommé l'ancrage des mots. Pour qu'un mot soit ancré, il faut l'implication d'un organisme pensant (cerveau), d'une conscience. On dit que tout ce qui est pensable peut être exprimé par la GU.

    Dans le cours de la semaine 8, on a parlé que parfois le sens des mots doivent être acquis par d'autres moyens que verbal/avec les symboles. Par exemple, comment savoir l'impact/la signification/le sens des mots du mot ''toxique'' ou ''comestible'' (champignon). Comment je le comprend, la GU ne peut pas fournir le sens du ''danger'' lié au mot ''toxique'' sans l'expérimentation (je m'imagine un enfant qui ne voit/sait pas la différence entre toxique et comestible).

    RépondreEffacer
  25. Ariane, les mots sont des symboles individuels, arbitraires de forme. La grammaire c'est des règles légiférent sur la forme dont on combine les symboles pour exprimer des propositions (c'est quoi?).

    En langage naturel, les mots ont un référent, et les propositions ont un sens.

    Pour ancrer les référents des mots, et ainsi aussi le sens des propositions, il faut apprendre des catégories sensori-moteurs. Mais si tu sais pourquoi il faut aussi la « conscience » (= la sentience = le ressenti), dis-nous pourquoi, car si tu as raison, tu as résolu le Problème Difficile!

    (Chomsky dit que les violations des règles de la GU ne correspondent à aucune pensée pensable. Ça pourrait expliquer pourquoi les violations de la GU clochent à l'oreille. Ceci n'est pas le cas pour la violation de la GO (qui clochent aussi), parce que la GO est apprise, tandis que la GU est innée. C'est quoi la différence entre la GO et la GU?)

    Les animaux mycophages (qui mangent les champignons), tout comme notre naufragé sur l'isle des champignons, apprennent ce qui est toxique et ce qui est comestible: comment?

    RépondreEffacer
  26. Vous avez posé les questions suivantes dans le cours :
    1) Qu’est ce qui explique la transition entre ce que l’on connaît déjà la créativité, la capacité à catégoriser, la capacité à imiter, la capacité à communiquer intentionnellement et le langage?
    2) Qu’est-ce qui a fait en sorte que la propositionnalité est apparue?
    Pour votre question 1) vous avez donnez la réponse suivante (dans mes mots) :
    C’est la capacité de faire des propositions qui donne la définition même du langage
    Pour votre question 2), je crois que la proposiotionnalité est apparue a cause que nous sommes des êtres très sociables et que c’est le désir de communiquer avec les autres qui à provoquer l’ancrage des mots puis la proposiotionnalité.

    RépondreEffacer
  27. D'accord. Merci, c'est plus claire.

    RépondreEffacer
  28. Thi Thanh, ce n’est pas que « la GU ne peut être apprise carelle est innée », c'est que « la GU ne peut être apprise donc elle et innée ». Donc pas apprise « insouciamment »: codée dans nos gènes (et ensuite par nos neurones) grâce à l'évolution.

    RépondreEffacer
  29. Ma ciélo n’a pas vraiment de rapport direct avec le contenu du cours mais ce cours a suscité chez-moi une petite interrogation. En tant que religieux je considère le langage (GU) comme un outil donné par Dieu pour permettre aux humains de se comprendre, de communiquer avec Lui et avec leurs semblables, et de réaliser leur destinée spirituelle. Est-ce que tu penses que cela justifierai l’existence d’une puissance maitresse (Dieu) qui nous a façonné ainsi puisque nous mêmes humains sommes nés ainsi?

    RépondreEffacer
  30. Si j'ai bien compris la théorie de Chomsky, il existerait une forme de grammaire universelle acquise par l'humain dès son plus jeune âge. Le problème, c'est qu'il est difficile de montrer à quoi ressemble une erreur de grammaire universelle, car on n'y est jamais exposé donc il est difficile de percevoir cette grammaire universelle par nous-même. Chomsky pense aussi que cette grammaire n'est pas nécessairement une série de règle d'origine humaine, mais plutôt d'une idée inhérente à la logique et au raisonnement que l'être humain aurait plutôt découvert.

    RépondreEffacer
  31. Célio sur la grammaire universelle de Chomsky
    Ce texte de Chomsky nous permet de comprendre que la grammaire universelle renvoie à une théorie linguistique qui postule l’existence d’un ensemble de caractéristique grammaticale communes à toutes les langues humaines. Il nous fait aussi savoir qu’il peut être un ensemble de contraintes inconscientes qui nous permet de décider si une phrase est bien formée. Autrement dit, la grammaire universelle est basée sur la capacité innée des êtres humains à acquérir un langage et de le produire de manière créative. Donc selon Chomsky, cette capacité repose sur une structure cognitive spécifique qui facilite l’apprentissage des langues.

    RépondreEffacer

1. Cognition = computation (calcul)?

  Ici (1a) on explique ce que c'est que la computation et le computationnelisme (cognition = computation). Mais ne  manquez pas de lire ...